La soumission n'est jamais une solution.

Nous attendons, soumis, que l’on nous dicte le rôle, accessoire d’électeurs, qui dans l’état actuel de nos sociétés n’est qu’un prétexte démocratique. Élections qui permettent aux hommes politiques, de nous dire, de nous affirmer, que nous sommes dans un État démocratique. Le jeu est truqué et le résultat de ces élections ne reflète que la volonté de ces politiciens, de nous soumettre à leur règle du jeu. Règles du jeu qui ne sont que la volonté d’une minorité financière ; éminence grise, qui reste dans l’ombre, qui finance les élections, qui joue sur l’ambition, et la volonté de pouvoir exacerbée des politiciens actuels. Elle s’en sert, dans son propre intérêt, contre l’intérêt des Nations.
 


Nous devons bien choisir.

Nous, qui sommes censés choisir les hommes qui appliqueront nos choix de société. Notre sélection ne doit jamais se faire sur des hommes, ou sur des partis, qui pour les premiers ne défendent que leurs ego, et pour les seconds, par nature, sont les casseurs de Nations. Notre choix doit se faire, seulement, sur des hommes qui portent une vision de la société qui nous ressemble, et qui forcément englobe la Nation toute entière. L’intérêt général n’appartient pas à une minorité majoritaire, il n’a de réalité que s’il s’applique à toute la Nation.
 

Par le peuple pour le peuple.


L’intérêt d’un peuple ne se divise pas. Il est un, entier. Nous ne devons choisir ces hommes que dans la mesure où l’idée qu’ils se font de la société future est en adéquation avec l’idée que nous nous en faisons. Sans les idées partisanes, toujours dans un esprit de complémentarité regroupant toutes les classes. La Nation ne peut exister que dans cet esprit, jamais dans celui des partis. Dans une véritable Nation le mot d’ordre n’est pas : Chacun pour soi, pour son clan. Le mot d’ordre ne peut-être que le suivant : Un pour tous, tous pour un.

 


Les fondations, c'est la constitution, notre pièce majeur.

 

Quant à ces constitutions qui régissent ce grand jeu truqué, nous devons refuser celles qui excluent le mandat impératif. Les députés, et les présidents, élus au suffrage universel, dans une démocratie digne de ce nom, doivent rendre des comptes, et tenir leurs promesses, sous peine de se faire retirer le mandat que nous leur avons confié.
 

Une délégation permanente.

Ils doivent être nos délégués, pas les mandataires des partis et du gouvernement qu’ils représentent, ou des Lobbys qu’ils soutiennent. Sinon ils ne sont, là encore, que les prétextes d’une démocratie usurpée qui n’a pas de réalité, que celle de l’image, qui n’a de substance que des mots vides de sens et de réalité.
 

Un peu de liberté contre du bien être.

Ce discours, évidemment, n’a pas de frontière, il s’adresse à tous les hommes, sans distinction de Nation, de sexe, de culture, de situation, ou de religion.
Les hommes ont choisi de vivre en société, et de donner une partie de leur liberté. L’ont-ils fait pour être protégés, ou pour subir l’arbitraire ? Pour avoir du travail, ou pour chômer ? Pour que, génération, après génération, la vie dans ce corps social devienne meilleure pour leur descendance, ou pour que cette société ne serve que les intérêts assassins des financiers et spéculateurs de tous genres ?

 


Tous pour un, un pour tous.

Toute société qui propose autre chose que le mieux-être général, ou dont les leaders veulent nous faire avaler autre chose que l’intérêt général, ou de mettre soi-disant en place quelque chose de meilleur pour nous, contre les autres, doit être rejetée.
 

 

Une partie de notre liberté contre le mieux-être général, rien d’autre.
 

Certains vous proposent de réessayer ce qui s’est passé à l’Est, d’autres un statu quo, d’autres, encore, de les laisser faire, en vous affirmant que « la politique est un métier ». Nous, nous vous disons, nous sommes le Peuple, la Politique. Par nos enfants, nous sommes le futur. Charge, à nous, de le leur laisser ce monde meilleur que celui que nous avons trouvé à notre naissance. C'est notre seul devoir !
 


Nous devons faire l'histoire.

C’est à nous d’engendrer l’histoire. Cette société sera celle que nous choisirons pour nos enfants. Celle de l’intérêt général, qui n’étouffera pas l’intérêt privé. Pas une société de quelques vendeurs de certitude, marchands de vent, qui pour faire ce qu’ils veulent, au détriment de la société, se servent de pantins, qu’ils engraissent, qu’ils gâtent – dans tous les sens du terme –. Pantins qui comme de bons toutous font ce que leurs maîtres leur disent, en faisant le beau, et, en attendant leurs récompenses, pour services rendus, non à la Nation, mais à leurs Maîtres.

 

Les droits de l'état, jamais supérieur à celui du citoyen.

 

L’État doit être au service du citoyen pour que les citoyens soient au service de l’État. Toute sophistique visant à faire croire que l’État est le citoyen est fausse, sauf si le citoyen se reconnaît dans cet État. Franchement, pourquoi un bon état, en phase avec la volonté citoyenne, au sens de la Nation, aurait-il besoin d’être protégé. Il n’y a qu’un mauvais État qui pour se maintenir a besoin d’une protection, comme un voyou a besoin de ses hommes de main pour imposer sa volonté et sa terreur.

- Folle société que celle, où la justice est une injustice du cens, où les contrevenants, les hors-la-loi, en dépit de leur situation financière ont la même peine pécuniaire ; où le riche peut se racheter une conduite, où le pauvre n’aura de solution, que celle de s’enfoncer dans l’illégalité faute de moyens. Je ne citerai pas d’exemple, ils sont de notoriété publique.

- Folle société que celle où les juges, qui ne sont élus par personne, et qui n’ont aucune représentativité, en dernier ressort, font la loi par leur jurisprudence, interprétant à leur guise, en se servant de l’ambiguïté des textes. Prérogative essentielle qui ne doit être, dans une vraie démocratie, que celle du législateur mandaté par le peuple, Peuple seul vrai constituant de la Nation.

- Folle société que celle où l’adage – pourtant le plus logique qui soit –, « qui peut le plus peut le moins », ne s’applique pas pour l’essentiel. Un citoyen peut élire l’homme qui est censé déterminer son existence, son avenir, et même disposer de sa vie, puisqu’il peut l’envoyer à la guerre, ou déclencher un cataclysme nucléaire. Mais qui n’est pas assez perspicace pour choisir son juge, ou son protecteur. Tous citoyens, devant un pouvoir quelconque, doivent avoir un représentant élu qui a les mêmes droits que le représentant de l’État.

- Folle société que celle où l’exécutif « propose » la loi.
 
Folle société que celle où l’État a plus de droits que les citoyens. À quoi sert le parlement sinon à n’être qu’un leurre démocratique, ne servant que d’attribut à un État tyrannique qui peut changer la loi et les décrets d’applications, comme bon lui semble, en fonction de l’interprétation qu’en font les juges. L’État est devenu un tyran qui pour cacher ses carences légifère et décrète, pour ses partisans contre lui-même, contre le citoyen et la Nation, pour défendre les seuls intérêts de son seul maître, l’argent des spéculateurs.

- Folle société que celle où l’agresseur à plus de droit que l’agressé, où la victime doit payer pour se défendre, alors que l’agresseur, seul, devrait supporter le coût de ses méfaits. Où les lobbies, et les entités morales ont plus de droits que les citoyens.

- Folle société que celle où tout est mis en œuvre par l’État pour retrouver, par des moyens très sophistiqués, le voleur de mobylette du fils d’un haut personnage, alors qu’une femme qui dépose vingt mains courantes se fait, en définitive, poignarder par son ex-compagnon.

- Folle société que celle où les acteurs syndicaux de l’économie délirante, demandent impérativement des augmentations de salaire à des entreprises en difficultés, et où ils ne revendiquent, sinon du bout des lèvres, aucune redistribution des bénéfices à celles qui en font d’énormes !

- Folle société, que celle où les richesses qui se créent tous les jours ne sont pas réparties judicieusement, alors qu’une répartition équitable permettrait de donner un toit, à manger, un travail à tous les hommes, permettrait d’aider et de protéger les plus faibles, permettrait de réalimenter le système en donnant un pouvoir d’achat suffisant aux consommateurs, non aux spéculateurs qui s’approprient ces richesses pour les réinvestir dans la spéculation ; spéculateurs fossoyeurs de l’économie, créateurs de guerre et de mort. Ajoutons que dans l’état actuel de nos économies en récession, le tiers des richesses qui n’est pas donné justement aux salariés va directement au marché spéculatif, engendrant une spirale infernale qui fait que ce tiers de richesses produites, qui devrait servir à faire tourner l’économie, n’existe plus, ou plutôt ne sert plus qu’à spéculer sur les marchés financiers.

 


Un travail un salaire, une richesse produite un partage juste.

Certains vous disent, depuis des siècles, que la terre est trop petite pour nourrir ses enfants. Nous, nous vous disons qu’ils sont menteurs ou stupides. D’autres vous disent que le système économique ne peut faire vivre dignement tous les êtres. Là encore nous vous disons qu’ils sont des menteurs ou des sots. Il faut changer nos idées préconçues, instiller par une situation et un point de vue qui n’a pas changé depuis des siècles. Le salaire doit s’entendre comme la rétribution d’un travail fourni, mais pas comme un solde de tout compte, si ce travail crée de la richesse, ces richesses sont produites sous l’égide de trois grands acteurs, l’État qui permet de faire et qui protège, l’actionnaire qui engage son bien, et rend le projet possible, le salarié qui produit et qui concrétise la chose. De notre point de vue, ces trois partenaires doivent, d’une façon égale, se partager les richesses créées par ce partenariat.

- Nous devons refuser le parti pris des nations qui, sous prétexte de lois du marché, laissent les terres en friche, alors que des millions de personnes de par le monde meurent de faim. L’éthique humaine ne doit pas être le vassal des « lois » du marché. À tous problèmes une solution, il faut trouver, surtout si elle nous empêche d’avoir à compter les morts.

- Nous devrions nous étonner que dans ce monde, « les puissants », les hommes qui ont le pouvoir croient leur orgueil de grandeur justifié, alors que jusqu’à maintenant ils n’ont rien pu faire. Ils ont certainement autre chose à faire que de méditer sur un objet si grand que l’avenir de l’humanité, et sur le choix que nous devons faire pour nos sociétés humaines.
S’ils avaient commencé, s’ils s’étaient arrêtés en chemin, au moins auraient-ils laissé leur travail inachevé pour les sociétés futures, comme nos anciens il y a très très longtemps l’on fait.

 


Les administrateurs se sont substitués aux politiques

A l’heure actuelle, les politiques et la politique font défaut. Les hommes de pouvoir se comportent comme des gestionnaires, ils traitent les affaires courantes. Cela n’est pourtant pas le rôle que les électeurs leur ont confié. Il y a les commis de l’État pour cela, et il n’y a pas mieux qu’eux pour le faire, ils ont été instruits pour faire cela.
Ces hommes de pouvoir s’occupent petitement de petites choses. Je pense qu’il y a une incompatibilité entre la recherche du pouvoir et la recherche d’un monde meilleur, la passion du premier étouffe totalement le second, jusqu’à ce que cette petite voix de l’intérieur meurt faute de méditation, de compassion, et d’honneur.
Nous devrons nous battre jusqu'à l’institution d’un monde plus juste. Ces hommes seront grands qui auront participé à cette création. La première bataille qui n’aura pas pour objet la spoliation, l’assassinat, la manipulation et le mensonge. Elle sera la seule guerre que l’humanité a le droit de faire, celle du mieux-être pour les hommes de cette terre.

Le sujet est grandiose et l’avenir de l’humanité est en jeu. Cette tâche colossale nous ne pouvons l’entreprendre que tous ensemble. Nous tous, peuples des Nations.

 


Roger MESTRES - décembre 2004

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