MONTLUÇON, 18 juin 2010
MONSIEUR NICOLAS SARKOZY
Président de la République
 
Monsieur le Président, il y a cinquante ans, jour pour jour, un homme avait compris, avant tout le monde, que la situation n’était pas perdue, car les enjeux de la guerre, qui commençait, engageraient le monde entier. Si à la fin de cette guerre, il avait beaucoup de partisans, lorsqu’il a lancé son Appel, ils étaient peu nombreux.

Actuellement, l’humanité arrive à la croisée des chemins. Le tout est d’en prendre conscience, d’en déceler les enjeux. Il faut faire les choix avisés et se positionner avec certitude. Certaines de ces voies, si elles sont empruntées, auront, par la mise en place de leur contenu, une portée universelle, et pourront propulser l’humanité au-delà de son adolescence et des réactions primitives qui l’accompagnent.

Les Hommes qui proposeront de nous y mener resteront de grandes figures de l’histoire et seront considérés, à jamais, comme des bienfaiteurs de l’humanité. La situation actuelle est extraordinaire du point de vue historique. Elle est critique, les choix qui vont être faits, maintenant, engageront l’humanité tout entière vers le mieux-être ou le chaos. Le simple fait de prendre l’initiative des bons choix et d’en soumettre l’étude aux dirigeants des autres États mettra la nation et les hommes qui en seront les initiateurs au-devant de la scène politique internationale, à la toute première place des Nations. Sans parler de l’impact national que cela aura sur leurs concitoyens et l’estime que ceux-ci auront pour ces hommes politiques, de premières grandeurs.

Le choix est simple, devant l’histoire, pour nos dirigeants contemporains.
Quelques fonctions, qu’ils aient occupées, si la chose politique reste ce qu’elle est, insipide, sans éclat, sans grandeur, ils seront oubliés quelques décennies plus tard. Tout au plus, dans un amalgame sans forme, on parlera d’eux sans distinction, à la troisième personne du pluriel. Pour dire qu’ils étaient des marionnettes, manipulées, par les trusts et le capital financier international.

Ou, ils s’affirmeront, se positionnant, devant les Nations, comme de grands hommes du vingt et unième siècle. Dont la valeur l’intelligence et la vertu, auront permis de faire franchir une nouvelle étape à notre jeune humanité.

Vous savez, comme tout le monde, Monsieur le Président, que les fonctions d’un homme, quelles qu’elles soient, ne l’élèvent, devant les peuples, que par la grandeur des idées qu’ils développent, ou qu’ils épousent. La fonction n’est qu’un outil, dont certains, peu nombreux, se servent d’une façon optimale, au moment opportun, pour fabriquer l’histoire. Si vous entrez dans ce concept politique créateur, d’ampleur internationale, vos contradicteurs politiques, de droite comme de gauche, seront balayés pour très longtemps. Toutes leurs contradictions sembleront tellement dérisoires relativement aux propositions universelles, dont vous aurez suggéré la mise en place.

Avez-vous une hésitation sur l’opportunité des choix à faire ? Je vous comprends, rien de plus naturel. Quelle suite donner à cette missive ? Si vous en êtes là, cela est de bon augure, la question est toujours créatrice de futur. Une des choses à faire est de prendre conseil auprès de l’intelligence que vous avez de la situation, de juger de la valeur des solutions qui vous sont présentées, celles qui vous sont proposées par votre entourage et vos conseillers. Nous mèneront-elles à la place qui nous sied au niveau national, conjointement à une amélioration fondamentale de la situation mondiale ? De ce point de vue sont-elles satisfaisantes ? Nous savons que non.

Lorsque l’on veut gagner une guerre et celle-là en est une, la seule juste. On ne doit rejeter, a priori, aucune méthode, aucune action. Sauf celles qui abaissent l’âme, et celles qui ignorent qu’il faut d’abord servir, l’humanité pour se servir soit même. Aucune méthode, aucune action, même celles qui vous sont proposées de façon peu orthodoxe, par d’autres hommes que ceux que vous êtes obligé de supporter, pour certains, tous les jours. Dont les réponses à la crise sont sans commune mesure avec l’enjeu. L’enjeu étant de réduire définitivement le pouvoir de nuisances, sans limites, de groupes ultra-minoritaires, d’envergure internationale et de nuisances universelles.

Cette lettre n’est pas anodine, Monsieur le Président. Les idées qu’elle contient seront pour notre siècle et ses Hommes, l’alternative d’un appel à la victoire, au travers de la guerre qu’ils doivent mener contre la nuisance absolue. Ou la honte, au travers d’un laisser-faire égoïste, et d’une soumission aux trusts et à la finance internationale. Un moyen âge en ses périodes les plus sombres, ou une renaissance de l’humanité et de ses lumières.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations les meilleures.
 
Roger MESTRES

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