NOUS DEVONS ÊTRE LE POUVOIR ! ET RESTER LE POUVOIR

Il est temps que d’autres hommes, que les chanteurs et les poètes, voient plus haut que l’horizon. Il est temps que d’autres hommes, que les politiciens de métier, nous disent ce qui serait bon pour nous.

Une chose est certaine, Messieurs les dirigeants, si vous traitez le futur comme vous traitez le présent, ou, comme vous avez traité du passé, nous n’avons aucune raison de vous suivre plus longtemps, et de vous faire confiance.
Si nous continuons à vous laisser le monopole des idées, et l’initiative des choix, l’avenir sera visqueux comme le pétrole qui se répand, actuellement, sur les belles côtes de la Louisiane. Comme cet hydrocarbure, vous engluez toute vie, vous étouffez toute beauté, et tout plaisir de vivre.

Vous êtes en général de très bons comptables pour vous, mais de piètres comptables pour l’humanité. Nous n’avons plus la candeur de croire que vous, qui êtes déconnectés des réalités, vous qui vivez dans un monde de privilèges, vous qui êtes les subordonnés des spéculateurs, des monopoles alimentaires. De l’OPEP, fabriquant de pseudo-pénurie énergétique, qui lui permet de faire monter les prix, qui lui permet de se remplir les poches sur le dos des nations. Vous, vous auriez la volonté de changer quelque chose, à quoi que ce soit. Vous bougerez, certes oui, mais au pied du mur, le couteau sous la gorge, par la force des choses, et la prise de conscience des peuples. 
 

L’INACCEPTABLE !

Sans colère et sans haine, mais avec insistance nous vous demandons, si vous pensez que l’humanité, longtemps encore, supportera que sous des prétextes fallacieux, meurent des millions d’hommes de n’avoir le nécessaire ?
Pensez-vous qu’elle supportera, longtemps encore, que les États, à cause de quelques grenouilles de la fable, qui se gonflent de plus-values et d’usure, suppriment des programmes impliquant le futur et le bien-être de l’humanité tout entière ?
Pensez-vous qu’elle supportera, longtemps encore, que les lois qui régissent le monde soient distillées par cette abominable trinité que sont les plénipotentiaires de la finance internationale, les trusts alimentaires, et les trusts énergétiques ?
Pensez-vous qu’elle supportera, longtemps encore, que pour engraisser ces quelques psychotiques paranoïaques dangereux, ces gargantuas mégalomaniaques de la richesse, la leur évidemment, la contrepartie se compte en millions de morts et en centaines de millions de chômeurs à travers le monde ?
Pensez-vous qu’elle supportera, longtemps encore, d’être l’esclave de ces ogres qui manipulent les hommes et les États, qui les font se souiller en les obligeant à traverser leurs bauges sous le fouet de la manipulation, de la contrainte, et de la corruption ?
Pensez-vous qu’elle supportera, longtemps encore, d’accepter l’inacceptable ?
  

UN MONDE DE CORRUPTEURS ET DE SPÉCULATEURS

Nous vous exhortons à changer les choses. Nous ne voulons plus de cette situation générée par ces spéculateurs, ces corrupteurs de conscience, secondés par leurs grands prêtres, les docteurs en économie. Dont les fonctions intellectuelles sont souvent annihilées par de juteux émoluments corrupteurs d’intelligence.
Nous ne voulons pas de ce no man’s land économique que vous voulez que nous léguions à nos enfants.
Nous ne voulons plus de cet état d’esprit engendré par la peur, justifiée, d’un avenir sans forme, sans idéal, sans conscience. Si nous persistions dans cette voie,
sans issue, que nous continuions à écouter les grands prêches, vides de sens et d’humanité, de ces prédicateurs sectaires soumis à Mammon. Nous sommes sûrs d’aboutir dans un trou noir économique.
Lorsque nous serons dans ce puits sans fond, en comparaison la crise de 1929 sera un bon souvenir !
Cette exhortation, nous en sommes convaincus, pourrait vous être faite par l’immense majorité des citoyens. Ceux qui vous ont élu, ceux qui ont voté pour d’autres, ceux qui ne savent plus pour qui voter, ceux qui ne votent plus et qui se taisent, ne pouvant, pour l’instant, rien faire d’autre que de subir. Convaincus qu’ils sont, que les choses ne pourront jamais changer. Que ce monde est irrémédiablement ingérable. C’est d’ailleurs ce que vous voulez qu’ils entendent, sous-estimant, par là même, vos responsabilités.
Mais attention, donnez leur espoir, faites-leur comprendre que les choses peuvent effectivement changer. Que l’avenir a des chemins multiples, autres que ceux que vous nous dites être obligatoires, obligatoires oui, mais seulement pour les psychotiques cités plus haut.

 

Le futur que vous nous proposez est sans intérêt un des pires possible.

Qu’eu égard à votre manque d’imagination, de propositions, de solutions, au confort dans lequel vous vivez, et surtout à cause de l’influence qu’ont sur vous vos mentors, et vos guides, les hommes doivent choisir d’autres hommes.


Après, nous en sommes convaincus, ils retrouveront la parole. Elle portera plus loin, se répercutant comme un écho, de bouche à oreille. Se multipliant, de façon exponentielle, elle cristallisera le futur de l’humanité tout entier. Cette parole remettra l’homme à sa juste place, celle qu’il n’aurait jamais dû quitter, celle qu’il a quittée en écoutant le chant des sirènes, chant de mort de l’humanité, de l’humanisme, de la compassion, de l’honneur, du courage et de la justice.
 

L’INERTIE DU DÉSESPOIR

Quant à ceux qui tablent sur l’inertie du désespoir, ils se trompent, cela n’est qu’attentisme, manque de conscience réel de la situation, candeur générée par vos mensonges, ou votre bêtise.
L’espoir est un phénix, de résurgence cyclique, tapi et silencieux, il attend son heure.

Il renaîtra de ses cendres, nous en sommes persuadés.
Nous ne voulons être ni de droite ni de gauche. L’intérêt général, nous en sommes convaincus, se place toujours en dehors, au-dessus de ces endroits sectaires, et de ces contingences, au-dessus de cet état d’esprit.
Cette interpellation est un appel à la raison, une critique générale des politiques mises en place, ou continuées par nos dirigeants depuis des décennies. Cette exhortation est un appel au secours. Elle pourrait s’adresser à n’importe quel dirigeant.

Il n’y a pas d’autre issue. Nous en sommes convaincus, la raison, l’humanité, la conscience, la volonté, le courage, la vertu doivent l’emporter dans nos sociétés primitives, sur la cupidité à outrance, jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Cupidité, passivité, abrutissement, lâcheté sont érigés en modèle, sauf quand ils ont besoin de nous pour que nous allions faire leurs guerres. Ces façons d’être sont subtilement infusées, puis instituées, et enfin gravées dans les Tables de la loi par les marchands du temple. Marchands du temple, dont la seule volonté est de soumettre le monde à leurs tripatouillages, quitte à le ruiner.

L’humanité pour vivre devra les assujettir, puis les faire disparaître. Là, seulement elle pourra sortir de l’adolescence où ces manipulateurs-spéculateurs l’ont enfermée.

Roger MESTRES - mai 2010

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